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L'addiction
au peignoir

La peignoir-dépendance se développe plus rapidement chez ceux qui ont un goût prononcé pour les bonnes choses de la vie. Mais n’importe quel sujet peut être atteint.

L’addiction au peignoir peut s’avérer irréversible, mais le bien-être ne tue pas (ce qui est quand même une bonne nouvelle).

Après avoir fréquenté à une ou plusieurs reprises des établissements thermaux ou thermoludiques, les spas ou les centres de bien-être du Massif Central, des personnes sont frappées par un phénomène d’addiction au bien-être qui se manifeste en premier lieu par l’envie irrépressible de vivre en peignoir.

Premier stade
le peignoir-dépendant

Il se sent bien dans ce vêtement et ne voit donc aucune raison de le retirer, mais il se sent déstabilisé par la sensation de bien-être qui l’envahit

Deuxième stade
impossibilité définitive de porter une autre tenue

Que ce soit dans la station thermale ou après son retour à la vie de tous les jours, il est définitivement « accro » : il travaille, socialise, se divertit, fait ses courses, emprunte les transports publics, accomplit ses formalités administratives, etc., toujours vêtu de son peignoir blanc. A ce détail près, il vit en quelque sorte comme tout le monde. Dans cette phase peut apparaître également un besoin compulsif d’accumuler ou de collectionner les peignoirs, de s’approprier tout peignoir à sa portée.

Troisième phase
assumer la pratique du bien-être comme un accomplissement de soi

Sa vie entière s’organise autour de la recherche du bien-être optimal. A ce stade, la dépendance semble irréversible et définitive dans la majorité des cas.
Il arrive cependant que le dépendant reconnaisse son égarement dans le bien-être. Il entame alors une démarche de désaccoutumance. Ce chemin, souvent long et jalonné de rechutes, va l’amener à retirer son peignoir pour sortir vêtu comme tout le monde et à renouer avec le stress d’une vie normale faite d’angoisses et d’insomnies. Pour l’accompagner et le soutenir dans la désintoxication, les groupes de parole apparaîtront comme une voie relativement efficace…

Symptômes liés à la dépendance au bien-être

  • un goût immodéré pour l’eau minérale
  • le développement d’un intérêt de plus en plus poussé pour l’histoire et l’architecture des stations thermales, une curiosité érudite pour les effets de l’eau thermale, de ses dérivés ou des techniques de massage
  • une recherche systématique de toutes les situations, activités et produits pouvant augmenter le bien-être (nourriture saine, activités sportives et de plein air, attirance pour la nature et les grands espaces, ralentissement du rythme de vie…)
  • un besoin frénétique de contact avec l’eau sous toutes ses formes (pluie, rivières, sources, cascades, fontaines, bouteilles, bénitiers, puits, lacs…)
  • un développement anormal du besoin de séjours thermaux, de découverte de toutes les stations et toutes les formules proposées, qui peut aller dans les cas graves jusqu’à la décision d’emprunter la Route des villes d’eaux comme un itinéraire touristique, de pèlerinage, ou encore comme un véritable parcours d’aventure